Dans le cadre de la consultation publique sur le Plan de développement de la Ville de Montréal, l’ADUQ s’était donné la mission de porter la voix de ses membres devant la commission.

L’ADUQ a tenté d’amplifier ce moment de réflexion citoyenne qu’offrent les consultations par ses propres moyens, cela, en diffusant quelques questions plus spécifiques sur ses médias sociaux de façon à vous permettre, vous nos membres, de vous faire entendre lors des auditions publiques. Alors, comme promis, nous avons saisi l’occasion pour enrichir notre mémoire en faisant des propositions plus concrètes sur certains sujets grâce à votre participation active, merci. Voici, succinctement, les propositions verbales présentées le 4 septembre dernier résultant de vos réponses.

Nous avons proposé une modification de la réglementation par rapport à la surface d’implantation légale des terrasses qui permettrait une pleine appropriation de ces lieux de socialisation. Nous nous sommes positionnés en faveur d’un réaménagement des trottoirs pour offrir un espace permanent aux terrasses, ce qui éviterait la construction des terrasses temporaires en bois qui ne sont pas durables. Par le fait même, ce réaménagement permettrait une diminution de la place de la voiture. En lien à cette première proposition, nous nous sommes évidemment positionné en faveur d’une diminution la place qui est attribuée à la voiture pour atténuer son emprise en ville, rendre nos rues plus sécuritaires et favoriser tous les types de déplacements. Nous avons soulevé le fait que des études de cas1 sur l’augmentation de l’aménagement cyclable sur les artères commerciales, aux dépens de l’espace de circulation des voitures, ont démontré qu’elles étaient économiquement favorables aux commerçants.

La question liée à la densification en hauteur dans une perspective de ville compacte a provoqué un long débat lorsque nous l’avons publiée, selon l’ensemble des commentaires, la solution semblerait appartenir à du cas par cas. Somme toute, pour une densification intelligente, un immeuble à logement de 3 étages aurait avantage à s’insérer entre deux unifamiliales de deux étages et cela, dans un deuxième temps, contribuerait à la mixité des quartiers. Puis, densifier en hauteur dans le respect de la qualité de vie au niveau de la rue, c’est-à-dire en respectant un ratio d’ombrage, permet une diminution de l’emprise au sol en faveur des espaces verts. De même que la construction d’habitations orientées et ouvertes sur ruelles semble une stratégie à considérer pour favoriser l’animation des ruelles qui sont de potentiels espaces communautaires. Toutefois, cette stratégie aurait avantage à se concrétiser seulement quand l’arrière des lots est déjà bâti pour ainsi transformer l’existant en surface habitable et éviter un développement discontinu du paysage bâti.

Dans un autre ordre d’idée, nous avons argumenté que la ville devrait favoriser l’implantation de plus petits commerces dans tous ses quartiers, ceux-ci étant plus propices à une planification de ville à l’échelle humaine. Une diminution des loyers et un allègement des taxes d’affaires auraient certainement une incidence positive sur la survie des petits commerces et favoriseraient la diversité et une accessibilité de l’offre. Puis, dans le but de soutenir la

contribution des commerces de proximité à l’identité urbaine, grâce à vos réponses, nous avons proposé un plan d’implantation de commerces à une ou deux rues des artères commerciales plus importantes pour dynamiser les quartiers de façon équilibrée. Nous avons soutenu que la ville devrait encourager l’entretien ou même la rénovation des façades des commerces à des intervalles données et, par le fait même, contribuer à la préservation d’un patrimoine bâti montréalais de qualité.

Pour terminer, nous avons abordé la question des espaces verts, il est nécessaire de penser un équilibre entre les grands parcs, qui sont des espaces de destination, et les petits espaces de proximité qui sont plus faciles à utiliser. Les grands parcs de Montréal sont des lieux très prisés actuellement au détriment de plusieurs plus petits espaces, pour y remédier, des aménagements, usages et fonctions spécifiques devraient leur être attribués. De cette manière, leur appropriation citoyenne en serait facilitée et cela contribuerait à en faire des espaces plus sécuritaires

Le comité de l’ADUQ vous remercie encore une fois pour votre généreuse participation et souhaite que cette synthèse soit bien représentative de l’esprit animant l’ADUQ et l’ensemble de ses membres.

ADUQ/PDM-questions posées à nos membres.

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[1] Réf.: « Seattle Case Study: Economic Impacts of Bike Facilities », par Kyle Rowe (Assistant en recherche au département de transport à Seattle pour le GIS (Système d’information géographique) et en planification, et spécialiste GIS chez BDS Planning & Design à Seattle). http://seattletransitblog.com/2013/08/06/seattle-case-study-economic-impacts-of-bike-facilities/

Rédigé par Marie-Claude Plourde

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