On parle beaucoup de Jan Gehl, mais connaissez-vus Fred Kent ? Tous les 2 sont des gurus de l’espace public,

Le premier est désormais reconnu mondialement, et le suivant, Fred Kent, est un des grands leadeur du changement que connaissent actuellement les Etats Unis. On lui doit notamment
Très polémique mais terriblement pertinent dans son approche, il a annoncé lors de sa conférence donnée au très bon congrès de l’AAPQ que Montréal avait encore du chemin à faire pour se libérer de règlement d’urbanisme dépassé, et tendre vers un aménagement urbain plus spontanné et plus humain
, mais un potentiel d’action immense. Voici donc une compilation de 10+ recommandations de Fred Kent pour Montréal
ELARGIR LES TROTTOIRS
il soulève l’importance que les commerces s’approprient davantage l’espace de trottoir directement devant leur devanture, que ce soit avec des bancs, des terrasses, des étalages… Hors Montréal est dans un impasse sur ce point, étant donné l’étroitesse de ses trottoirs, qui pour la pluspart ont été conçu selon des standarts d’ingéneries et non des standarts de confort. Le potentiel d’appropriation de nos rues par la dynamique commerciales et privés et donc amoindri, alors même que c’est un enjeu de taille. Dans ce sens, les terrasses qui viennent de fleurir sur des places de stationnement
– bancs en bordure de commerces
LIBERER LES REZ-DE-CHAUSSEE
On aborde trop souvent la limite entre l’édifice et le domaine public comme une frontière infranchissable. Mais le privé a tellement a apporter au domaine public, qu’un peut partout on lui cède des droits d’occupation pour favoriser l’animation des RDC. C’est le cas de Paris, ville championne du monde dans cette culture : étalages, terrasses, terrasses hivernales…
Le frein à cela est encore la largeur des trottoirs. On observe ce phénomène sur l’avenue du parc ou partout ou trottoir assez large, mais difficilement ailleurs.
Cette approche peut également résoudre l’apparence stérile de certains édifices issus du modernisme qui sont tout sauf généreux envers la rue ; des excroissance en RDC ont le potentiel de venir entièrement redéfinir un rapport à la rue mis à mal en architecture depuis le modernisme.
CONCEVOIR LES INTERSECTIONS COMME DES SQUARES
LIBERER LES ESPACES
Fred Kent s’était récemment « énervé » de l’ouverture d’un nouveau parc à Toronto, à la fois régie par trop de normes et ayant une complexité de design rendant son appropriation tellement compliqué (balancoires à distance, surfaces au sol)
exemple de grove Park à Toronto, qui est un parc géré par la communauté, (avec pour simples règlements le bon sens) sans règlements, changeant, ou prend place toutes sortes d’occupations spontannées
– affordances ?
DEMULTIPLIER LES NOUVEAUX PETITS ESPACES D’INTERET PLUTOT QUE DE TOUT DONNER POUR UN SEUL GRAND
On pensera certainement là au maigre nombre de concours pour l’aménagement d’espace publics que l’on connait à Montréal. Le dernier en date, celui de la promenade Smith, prévoit des investissements majeurs pour un seul espace… alors même qu’un grand nombre d’autres lieux auraient pu être révélé. Dans la logique du 10+ places, on aurait par exemple plus imaginer s’attaquer à l’activation de 10 lieux stratégiquements recensés le long du canal de Lachine (bassins Peel, écluses, silos, ateliers d’artistes…) et révéler la qualité de ces lieux par des moyens simples. Le canal est d’ailleurs un très bon exemple d’espace traversé par un grand nombre de gens, mais qui n’offre que peu de point d’attache pour assurer que les gens n’y restent pas 2 minutes mais 20 minutes.
Potentiel de créer plus de petits contrats pour petites agences, plus grande diversité d’acteurs…
PLUS DE GENS DANS L’ESPACE PUBLIC
Montréal souffre d’une carence de l’occupation de son espace public.
si dans un espace public, tu arrives à faire que les gens y restent 20 minutes au lieu de 2 minutes, sans même augmenter le nombre de personnes, tu multiplies par 10 la concentration de personnes.
NE PAS AVOIR PEUR D’ESSAYER
« citation … it’s fun ! »
l’approche lighter, quicker cheaper. Il n’y a aucun danger, si on se trompe, ce n’est pas grave, essayons autre chose, ailleurs peut-être. C’est la différence majeure entre les approches : dans un cas traditionnel, on arrive avec un produit fini, qui réussi ou non. Dans une autre approche, le lieu est approché de manière à être toujours en évolution, si quelque chose ne marche pas, on peut en tirer des leçons et aller de l’avant avec d’autres idées. C’est en plus un processus qui permet d’amener tout le monde dans le processus idéatif.
TRAVAILLER AVEC LA COMMUNAUTE
REPENSER LES STATIONS DE METRO
Nos stations de métro sont uniques, car elles chacune est faite d’un édicule, construction qui a une présence dans la ville (contrairement à un simple escalier), mais présentement, elles sont plutôt des « empty boxes »
sont de bons exemples d’un potentiel en devenir, étant donné la masse de gens qui y traversent et s’y rencontrent. également points de repères.
PLACE LED, NOT DESIGN LED
Importance de mettre en place des processus qui permette l’activation des lieux, en opposition à la création d’espaces public … (pas fermé/ouvert, mais plutot un processus continu)
FAIRE COHABITER LES DIFFERENTS USAGERS
Concevoir des aménagements qui favorisent la cohabitation entre les différents usagers des rues, plutôt que de les ségréger. Selon lui, c’est lorsque les différents usagers arrivent à échanger un regard …
voie cyclables, changer mentalité en profondeur plutot que de mettre prob de coté.
ENTAMER DES PROGRAMMES D’ACTIVATION (ACTIVATION PLAN)
(ZELOUS NUTS
C’est impressionnant l’énergie que peut mettre des organismes à but non lucratifs dans la recherche d’idées novatrice « turn everything upside down ». )
+ QUESTION : s’interroge sur le suremploi du mot design à Montréal : ville UNESCO de design, design urbain, design design… estime que l’on perd des gens dans de telles appélation : ce qui réuni tout le monde, c’est l’espace public, alors que le design peut faire peur à certain… Dans ce sens, il souligne la création d’un programme de Placemaking au Pratt institut, et souligne qu’étant donné l’intérêt général de la population envers l’espace public de nos jours, l’ouverture qu’un tel programme offre a un potentiel plus rassembleur, allant chercher des intéressés dans tous les domaines, autant l’architecture et les arts, que les personnes faisant des études sociales ou politiques.
LES FORCES
– marché publiques (rèf PPS http://www.pps.org/blog/you-are-where-you-eat-re-focusing-communities-around-markets/ )
– les ruelles
– le regard de chaque habitant sur la rue
– les boules roses -> le design qui participe à la réinvention de l’espace public ?
LES LIEUX DE POTENTIEL
– stations de métro
s’intéresse plus à un produit fini, là ou Kent s’attache plus au processus, au work in progress, qui crée des occupations plus (vernaculaires).

ALLER DE L’AVANT/ agir avec spontanéité
parler des prog pilotes cuisine de rue
Si on veut élargir nos trottoirs, selon prend certainement une redéfinition d’envergure de nos plan d’aménagements et transport, loin d’une approche lighter quicker cheaper. Pour Fred Kent, le bottom up peut avoir un grand impact sur la grande échelle ; en effet dans ce cas, chaque nouvelle sailli, chaque nouvelle terrasse sur une place de stationnement participe à inverser petit à petit le paradigme. Plus il y’aura d’animation dans les rues, plus la circulation sera ralentie, et la balance s’inversera jusqu’on juge enfin plus important d’avoir des terrasses et larges trottoirs que des voie de circulations surdimensionnée. Il ne faut pas avoir peur des critiques lorsque l’on enlève des places de stationnement, (c’est d’intérêt général) il faut le faire
ACTIVER LE POTENTIEL DES LIEUX