Colloque 2015



FAIRE L’ESPACE

 COLLOQUE ANNUEL DE L’ADUQ

les 14 et 15 mai 2015

au Centre de design de l’Université de Québec à Montréal

-1440, rue Sanguinet, Montreal (Quebec) H2X 3X9-
– PROGRAMMATION-
INSCRIPTIONS
FORMULAIRES
– APPEL À COMMUNICATIONS –
JURY

Forte du succès de sa première édition, l’Association du design urbain du Québec (ADUQ) tiendra prochainement son deuxième colloque annuel. Cette rencontre sera le lieu et l’occasion d’enrichir la réflexion collective de nos espaces publics. Les 14 et 15 mai prochains, nous invitons les professionnels du milieu de l’aménagement et du design urbain, mais aussi tous ceux qui se sentent concernés, à « Faire l’espace » avec nous!

« Faire l’espace », c’est construire aujourd’hui. C’est fabriquer le présent avec une vision de demain, dans le respect du passé. C’est se demander qui nous sommes collectivement? C’est aussi se questionner sur ce que nous voulons transmettre aux générations qui nous succèderont. Faire l’espace, honorer notre mémoire et apprendre de nos erreurs passées.

 Dans ce contexte de réflexion et devant le besoin de changer de paradigme, définir et dessiner la ville appelle au défi! Ainsi, nous demandons comment faire l’espace et le (re)faire aujourd’hui?

Le designer urbain est-il le plus habileté à identifier les enjeux de la ville à aménager et à les traduire en opportunités? Comment compose-t-il avec les contraintes spatiales, environnementales, humaines et financières dans le cadre de ses projets et comment s’en sert-il de façon créative? À la fois concepteur, planificateur et gestionnaire de projets aux échelles variées, le designer urbain se démarque par sa vision globale, sa résilience et sa créativité pour créer des espaces de qualité. Comment y arrive-t-il? Avec qui? Quels outils lui permettraient d’augmenter son pouvoir d’agir?

DESCRIPTIONS DES THÈMES
1- L’organisation : Comment faire l’espace ensemble? Mais, surtout, comment faire l’espace pour être ensemble?

Nous ne pouvons nier l’emprise des structures étatiques régulant nos sociétés et possédant un certain contrôle sur le développement de nos villes, cela selon une approche descendante (dite top-down). Néanmoins, les dernières années, le design urbain s’est révélé être un outil non négligeable d’empowerment : un champ des possibles d’action citoyenne. Les diverses initiatives d’interventions des résidents des villes, même si elles ne sont qu’à l’échelle d’une cour arrière, par contamination participent maintenant à la démocratisation des enjeux d’aménagements que les municipalités intègrent au fil des projets. Les regroupements et l’action volontaire se révèlent être des approches ascendantes (dite bottom-up) de transformations sociales répondant aux besoins des citoyens, tout en favorisant la sensibilisation à un large éventail d’enjeux : une intelligence collective et sensible répondant à une éthique universaliste de développement durable.

Le design participatif, les appels à idée, l’urbanisme tactique, les applications numériques, les tables citoyennes ne sont que quelques-uns des innombrables modes d’organisation qui se mettent en place afin que nous puissions réfléchir ensemble à l’amélioration de nos aménagements. À cette image, comment privilégier des processus de réalisation faisant appel à l’articulation d’une diversité de savoirs experts et indigènes, des connaissances tout autant théoriques que pratiques? Que signifie faire et être ensemble, et comment y parvenir?

2- Le dispositif : De la fine technologique à l’infrastructure, de l’aiguille à la machine pour faire l’espace qui nous rassemblera.

À l’ère d’aujourd’hui, les dispositifs participants à l’organisation de la ville se multiplient, quelle que soit leur nature : de la passerelle piétonne à l’application numérique, de la table de concertation citoyenne au concours d’aménagement. Comment se déclinent les dispositifs en tant qu’instruments et résultats dans un processus de construction de l’espace? Comment jouent-ils le rôle de facilitateur à la cohabitation urbaine? De quelles couleurs se vêtent le dispositif et sa matière à travers l’espace urbain, sous quelles échelles : ordre, stabilité, mouvement, rythme, harmonie, contraste, esthétisme, contexte, texture, détail, solide, flexible, chaud, froid, durable, éphémère, simple, pompeux, utile, décoratif… À chaque espace sa matérialité et à chaque dispositif une manière de faire l’espace.

Comment se matérialisent ces dispositifs permettant de réconcilier les enjeux de l’urbain afin de générer collectivement ces lieux de vie qui, à leur tour, nous organisent?

3- Le concept : Résoudre l’espace de la ville : comment faire l’espace de demain?

Le design urbain vu comme l’articulation créative des espaces est synonyme du retissage des dualités de la ville. Le design urbain est le moyen que nous nous donnons aujourd’hui pour redonner une identité à l’espace de la ville. Face à ce vaste paradigme englobant une multitude de concepts, existe-t-il un fil conducteur à nos processus créatifs? La laine et l’aiguille [les dispositifs] sont la matière à retissage, qui lui est réalisé à l’aide des mains et des savoirs [la logique de l’organisation]. Mais, quelle en est la trame?

Alors, nous posons la question : en tant qu’acteurs d’une collectivité, devrions-nous nous en remettre à un quelconque cadre directeur ou plutôt laisser libre cours à nos idées? Quelle est la part des besoins par rapport à la nouveauté et au désir d’innover? Comment balancer l’art et la critique vis-à-vis le rationnel? Autrement dit, comment envisager le concept pour le mettre au service de l’aménagement?

FAIRE L’ESPACE -Colloque Annuel de l’ADUQ 2015- from ADUQ on Vimeo.

 En Collaboration avec

 Fahey-logotype-CMYKCommanditaire -Conférence d'ouverture-
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